Thursday, October 16, 2008

Echange de SMS

10/24/07
Echange de SMS avec Philippe. Mercredi je le contacte: Es-tu prepare pour le marathon? "Non je fais des triathlons, des demi homme de fer. Le marathon c'est pour les tapettes". J'ai rencontre Philippe un vendredi froid de fevrier 2001 dans un restaurant francais de l'Upper East Side. J'etais arrivee en fin de diner, avais embrasse mes copines Myriam, Alec et Pia. Philippe dinait avec elles. Je pensais qu'il etait italien. Il a cru que j'etais russe. J'etais blonde. J'ai eu tout de suite envie de lui. On est alle dancer a Halo, un night club branchouille du village. On n'a pas couche ensemble ce soir la. On s'est engeule dans le taxi a 4 du matin qui nous amenait au cafe ouvert toute la nuit a Union Square. Fuck you avait il dit. Yes fuck me j'avais repondu. 6 ans apres il me text une invitation a diner. Vendredi. Lui et moi. Un tete a tete. Je choisis downtown. On se retrouve a Casimir. 20 heure. Il me text: "Tu te fais belle". J'arrive avec une demi-heure de retard. Il pleut. Je suis toute en noire. Il porte une chemise a motif papier-peint qui fait un peu Saint Barth et denote de la sobriete vestimentaires des autres accoudes au bar. Son pendentif en argent de chez Emma-And-Me-Too annonce une tirade sur la foi: "La foi c'est comme l'amour faut s'y jeter sans comprendre" ou quelque chose comme ca. On mange et on boit. Du vin blanc. Ses frites sont pas bonnes, sa viande non plus. Je touche a peine mon assiette de rondelles de tomates. J'ai envi de lui. Je connais sa facon d'embrasser mais je ne sais rien sur lui, ou il a grandi. On parle. On se rappele le club, la fête, la premiere fois qu'on s'est vu. Tout de suite il ajoute "J'ai ete immediatement attire par toi". Je regarde ses mains. Je cherche l'alliance. Il ne la porte pas. On continue. Les autres qu'on connait et qu'on ne voit plus, les endroits, les apparts qu'on a habite. Les coincidences. Aujourd'hui, j'habite dans le Lower East Side a un bloc de l'appart qu'il occupait a Clinton Street- j'ai jamais le rapprochement. J'ai envi de lui. On s'embrasse par dessus la table. On en a peut etre marre de parler. On commande deux cafes. Philippe me demande: "Si je divorce, tu m'epouses?" Je reponds oui sans rougir. Le vin sans doute. On quitte le resto pour un bar. On se rapproche de mon appart. Il me rappele la soirée - la derniere, ou apres avoir ete bien colle, de s'etre embrasse, touche et violante a Halo, on est alle dans un dive bar. Boire un dernier verre. Et il etait parti. Il m'avait laisse dans ce bar sordide sans un mot. Egoistement. La surprise etait tel, la douleur, que je ne me suis pas levee tout suite de mon tabouret. Phillipe continue: "J'avais peur, peur de toi, de ton energie, de ce bar sordide". J'avais alors debarque peu apres chez lui. Furieuse et amoureuse. "Je me suis toujours demande comment tu avais fait pour me retrouver" me demande t'il souriant comme un homme qui sait qu'il est desire. "Je regrette une chose, dit t'il, d'avoir eu peur". "Je regrette une chose". Il se repete. Je quitte le bar. Je suis un peu bourree. Ses mots m'ont enerve. Il m'appele: "Pourquoi t'es partie?" Je ne reponds pas. "T'es ou?" Au coin de la rue. "Tu veux allee a l'hotel?" On prend une chambre au Rivington Hotel. Un grand lit tres confortable, une grande chambre. On se deshabille, on se caresse, on se connait bien. C'est doux. Les caresses, les baisers, le rythme, les mots. Baise moi. Il me fait l'amour. C'est beau un cul de triathlon. Il me prends par derrier. Je le prends dans mes bras. Il murmure mon prenom. J'insiste: baise moi. On s'endort. On se reveille et on remet ca. Je m'allonge sur lui. Il me regarde quand je jouis. On rigole. Le lit c'est un grand matelat de la NASA. Dans l'ascenseur il me dit: "C'etait intense". La chambre c'est 500 dollars. Je l'entends dire: "Elodie, qu'est ce qu'on va faire.." Je rentre chez moi a pied. J'habite a deux blocs. Je lui envoie un text: "C'etait bon de te voir, passe une bonne journee!" Il me repond: "Toi aussi!!! Decu pas de pipe:-(". J'envoie: "T'en fais pas. 5 ans ca passe vit". Philippe repond: LOL.
L'art, c'est comme le chinoix, ca s'apprend. L'amour aussi.
3 jours passent. SMS de Philippe: "Alors on a baise ou on a fait l'amour?" "On a fait l'amour, j'ai pas reflechi. " Top" me renvoie t'il. Un ":-)" est tout ce que je reponds. "Hum.., c'etait bon". Il doit s'emmerder au boulot!! Bon un peu de poesie:" Tes caresses, tes baisers, ton rythm. J'ai pas ete decue". Ca a du le calmer. La discussion s'arrete nette.
Je laisse passer 3 jours. Nov 2.. Comment ca va? "Bien et toi". Tu dois etre heureuse!! "Je le suis!!" J'ajoute: "Est ce que je te manque?". Philippe ne comprend pas:"????". J'ajoute: "Manquer. Est ce que tu as pense a moi depuis qu'on s'est vu?" Il repond: "Oui. And you." C'est le matin. Je decide d'être franche. Juste pour moi. "Oui tu m'as manque". Philippe me paternalise ( trop de franchise sans doute). Je me la joue dans ma tete. Je veux savoir. Mais savoir quoi?? Je creuse: "Tu as pense a moi. Mais qu'as tu pense?" je me plais a repeter ses phrases."C secret" il repond. "Ah non!!" et je tente une derniere chose: "Ecoute on pourrait essayer d'être amis!!:-)". L'homme s'interroge: "Pourquoi nous le sommes déjà non?". "Les amis ne gardent pas de secrets l'un vers l'autre", j'insiste lourdement. J'ai besoin qu'il me dise quelque chose. N'importe quoi. Meme banale. Meme romantique. Meme debile. Et ce que j'ai eu c'est un:" Tu veux plutot que nous soyons secret amant". Je me sens confortable dans le mot. Amant. Confortablement je reponds: "C'est pas evident cheri!!!". Reponse bref de l'homme: "En effet". "Toi tu ne veux rien?" je lui demande. Un peu facile de me faire porter le "vouloir". "Il me semble que ce soit impossible". Ca y est il me la joue Madame Bovary!! Je laisse la Bovary tranquille pendant une heure puis je le relance:"Tu ne veux toujours pas me dire a quoi tu penses?". Question facile. "Non!! Et toi a quoi penses- tu?". La discussion "amante" n'avance nulle part. Je switch pour celle de l'amitie, c'est a dire stop the bullshit! Je crache: "Pourquoi tu ne portais pas ton alliance quand on a dine ensemble?". Pour qu'il la lise. La phrase. Qu'il voit les mots. Alliance. Diner. Peut être pourqu'elle les voit aussi. Je me sens salope. La reponse est catastrophique: "Je l'avais oubliee dans ma douche". Je reponds en anglais. Je prends mes distances. Je prends l'humour: "Really. Honey, be careful not to lose it!" C'est plus facile de cacher sa deception dans une langue etrangere. "Quoi donc?" repond Philippe. Il n'a pas compris!? Il est con ou il le fait expres. "Your ring, baby". De nouveau j'utilise l'anglais. Ma facon a moi d'être conne. "Et quoi d'autres!!!" il me demande. C'est mon tour de ne pas comprendre. J'essaye: "Pour ce qui est de ta virginite, c'est trop tard:-)." Vite soyons drole. Il ne comprend pas. Evidement mon iPhone ne fait pas les accents. Alors le mot ne ressemble a rien. Doesn't ring a bell.."En effet cela ferai desordre". Il me repond sur la bague. "14". Il me repond sur sa virginite. "Et toi". Je me souviens. Cyril. Val d'isere. Hotel le Blizzard. Chambre 503. J'avais 17 et demi. Phillippe rebondit: "Et ta premiere pipe? LOL ". Ca m'excite. "Et ton premier 69? Ca va être chaud ce soir". "C'etait il y a 25 ans et pourquoi ca va être chaud ce soir?". Deux choses: ce garçon sait compter: 14 plus 25 equals son age. Et il a du mal a me comprendre. Pas envie d'eclaircir. "Rien. Juste des idees dans ma tete". Une heure après il a compris: "Oui ca va être chaud avec Yann ce soir." - ah oui entretemps il me croise dans un bar avec un ami francais de passage - Yann - et Yann et moi on s'embrasse. Je finis: "Et toi avec Suzanne. Passe un bon weekend. Bizzx". Je suis fatiguee. A 6.30 pm, Philippe m'envoie un dernier SMS: "Bizz". J'emmene ce bzz avec moi a travers mon weekend. Je repense a Suzanne. Je crois que je me suis trompee. Je crois qu'en fait elle s'appele Suzie.
Samedi, Le lendemain de SES 38 ans, il me text a 5.55pm: "Tu fais quoi?" Je suis a la galerie. La tete dans le cul pour avoir fêter la veille l'independance de la Pologne au bar du Bowery hotel. " Je vais a une ouverture de galerie tres artsy guindee. Et toi". "Rien de special" il me repond. Il doit se faire chier. J'ai pitie. Je l'invite. "Je suis naze, il repond, j'ai fait 100km de velo ce matin". 100! Matin! L'anniversaire a pas du etre tres arrose. La partouse courte. "On dejeunera bientot et je te donnerai ton cadeau un autre jour". Il me text: "Je t'embrasse tendrement". Je lui fait: "Mouaa". Il me fait: "Shlitt". J'ai un verre de tres bon blanc dans la main, un petit four de foie gras dans la bouche et j'eclate de rire. La reception est assez reussie. Tout du moins gastronomiquement. Brian arrive. Avec sa copine italienne. Et un autre marchand. Je les contourne. Je me mets a l'autre coin de la galerie et continue ma discussion avec Philippe. Il est ravi: "Te faire rire et t'attraper a la fois, c'est top. La prochaine fois je te leche a te faire jouir". Je leve mes yeux de Mon iPhone et regarde autour de moi. Brian me regarde puis me fait un grand sourire. Je souris a mon tour. Il s'approche de moi et me fait la bise. Je regarde alors sa copine. Elle me regarde sans comprendre. Ils s'en vont. 10mn s'ecoule avec des conversations sans interet avec des gens dont je suis bien incapable de me rappeler les noms. Le proprietaire de cette toute nouvelle galerie, c'est Gary Cooper, un mec qui aime l'art et qui bosse dans la finance. Un blinde. Sans gout pour les habits ni la coupe de cheveux. Je text Philippe: "Ca y est je jouis". "La vache t'es rapide! Ne jouis pas trop, j'ai envie de te prendre", repond t'il. "Je rentre chez moi me caresser". "Raconte moi, demand il. "Je suis en chemin je mouille," je reponds. "Et moi je bande!!!".
"J'etais dans ton quartier hier soir", Philippe relance dimanche."Ah, j'etais chez moi". "Tu n'es pas sortie?". Il est surpris. Non je me suis mater Ratatouille et ce matin je suis allee nager au YMCA Bowery. "C'est propre?" me demand Philippe. Oui. "Assez pour faire l'amour, il commente. Il est seulement 6.45pm. Je ne comprends pas: "??!". "Dans les douches!" text il. Et je l'entends se dire dans sa tete: banane. "C'est pas mixte". "Je me deguise, il ajoute. Ils vont me prendre pour une lesbienne.!?$&$))&. "C est pas grave" dit il. Il s'amuse. Ca m'exaspere: on n'est pas sur la meme longueur d'onde aujourd'hui.
Le 12 nov c'est mon tour de le I-Brancher: "Tu fais quoi?"
13 novembre : je le questionne: "On va toujours ensemble a Paris en fevrier". "Si tu le desires yes". "Tu m'as demande si je voulais venir avec toi. Ensemble, c'est a dire? C'est quoi les dates?" Il repond: "Je ne sais pas encore.. Diner vendredi soir?" il demande. "Pourquoi fevrier? Je reponds. "Car je dois etre a Paris pour une reunion des actionnaires de Megastores". "Tu m'invites? A Paris?" Je fais expres de ne pas repondre pour vendredi. "Nous verrons si tu es sage" il dit . Joueur paternaliste. Une nouvelle facette de sa personalite se reveille. Sage.. "Qu'est ce que tu veux que je sois?" "Chaude et sage..." J'essaye de conclure: "Bon diner vendredi soir? Juste diner?" Pas de reponse...L'homme a une couille n'a pas eu les couilles de me dire, de vouloir, de desirer. Un mot. Toi. Vendredi soir a la place j'ai le droit a un "Sorry my love... Can't make it tonight".

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