Thursday, October 16, 2008

Du sushi encore du sushi

Christian. Reponsable de placements financiers pointu. C'est comme cela qu'on les appele ces courtiers en bourse de haute voltige. Seules les tres grosses fortunes peuvent miser. Des quelques 700 qui font ce metier, il fait parti des 20 du top. Il est la fer de lance. Du moins c'est ce qu'il dit en engoufrant son sushi. Et ce n'est que le debut. Sa companie va beaucoup grandir. Christian et moi on a couche ensemble le premier soir quand on s'est rencontre. Il a loue une chambre au Soho House. C'etait tres chaud. On n'a pas mis de capote. Le lendemain, ma copine Stephanie m'appelle pour me dire qu'elle ne veut pas savoir si il s'est passe quelque chose entre Christian et moi. Parceque Stephanie sort avec Medhi. Et Medhi et la femme de Christian sont amis. On s'est revu deux semaines plus tard. Christian arrivait de East Hampton ou il a une maison. J'etais fatiguee de mon week end du 14 juillet, mais il a insiste: il voulait juste passer un moment ensemble. Il est venu me chercher. Dimanche. On a dine dans un sushi quelconque de East Village. J'etais fatiguee. Il m'a ramene en bas de chez moi et m'a embrasse. J'ai presque sobre et j'avais l'impression d'embrasser un etranger. Un corps etranger. Si loin. Il pense a notre chaude nuit et est pres a remettre ca. Il "n'a pas arrete d'y penser". J'avais quant a moi defini notre nuit comme etant tendre et douce. Ce garcon merite une lecon. Sexuelle. Le lendemain vers 17h j'ai fini par lui envoyer un text lui demandant si on allait finir notre dimanche soir. Attraper le poisson. Sa reponse a suivi 5 mn plus tard: "Ah, dimanche. Pourquoi pas? Mais cette semaine ce ne sera pas facile cependant". Tu parles d'un connard. Je ne me retiens pas trop longtemps. Lui renvoie un "Ah, dimanche. Quoi?" Sa reponse me met un sourire aux levres: "Savoureux". Ma paranoia est encore forte. J'en ai pas fini avec lui, il faut qu'il comprenne a etre plus aggressif avec moi. Je lui reponds que c'etait juste ok et que j'avais une autre idee dans ma tete. Lui aussi apparement. La prochaine fois je l'attrape dans sa voiture. Il embrasse tellement doucement. Il fait l'amour tendrement. Aux vieux demons on se soumet sans s'en apercoir, tant de fois la meme histoire, les memes acteurs, la meme fin. Bref la semaine passe et le Lundi suivant je recois un text de Christian. Il appele aussi juste apres et me laisse un message. Il veut savoir ce que je fais ce soir . Je laisse passer qq heures. Puis je reponds: rien. Il me dit qu'il a rendez-vous a 5.30 chez son coiffeur. Un salon prive. Tres chic. Sur la 20eme. Je lui demande de venir me chercher a 6heure precise a la galerie. Et je lui text mon adresse. A 6 heure il est la, garee devant la galerie dans sa grosse BMW series 7. Bleue et interieure cuire beige. La voiture n'est pas neuve mais le modele a l'air recent. Je monte dans sa voiture et on se fait la bise. A la porte de la galerie se tiennent mon patron and Companie. Et je sais qu'ils me regardent ou bien la voiture ou bien lui. Je me sens agitee. Pas la premiere fois que je resents cela. Jamais un bon sign. Angoise. Cela veut dire que j'ai peur. Je m'installe dans sa voiture, le regardant qu'a moitie. Excitee et effrayee en meme temps. Il gare la BM devant un Resto japonais. Encore! J'avais pourtant dit pas de sake. Un cocktail et 3 verres de sake plus tard je suis bourree. Il me dit: viens on s'en va. C'est lundi soir, Matsuri, le Resto jap est vide et on est reste au bar. Il doit etre a peine 20.30 .
Je trouve la chambre du Hotel Bowery toute petite.
Il me regarde. "Quelqu'un t'a fait du mal. Tu as ete blessee. Tu es (auto)-destructive. Est ce que tu as deja essaye de te sucider? Tu bois trop. Mon ex femme est comme toi."
Le lendemain j'appele ma soeur. Je lui raconte la soiree. "Ben on a eu une enfance horrible, me dit elle. Pas horrible comme dans les bidonvilles bresiliens, mais atroce quand meme. Sauf que dans les bidonvilles, il peut y avoir de l'amour."
Lorsqu'on s'est quitte au coin de ma rue, je dis a Christian: "je te souhaite d'etre heureux". "Je suis heureux", me repond t'il. "Je te souhaite d'avoir de la chance", lui dis je. "J'ai de la chance" me repond t'il. Je m'allonge dans mon lit. Il est 1.30 du matin. Je me trouve nulle. Quelques jours plus tard, il finit par me manquer. On n'est pas amis aujourdhui. Il y avait pas de tendresse. C'est peut etre pour ca que j'ai pas souffert . Et puis on n'etait pas entoure d'amis. Des comme moi. Une bande quoi.

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