Thursday, October 16, 2008

Au cochon roti

Il s'appele Brian mais il aurait pu s'appeler Paul. Brian est marchand d'art. Dealer. Sa galerie est sur la rue centrale, au coeur du Marais. Paul et lui sont amis. Tres bons amis meme. Ils passent leurs vacances ensemble et meme leurs weekends. Je ne sais pas ce qui m'a attire chez lui. Il n'est pas grand pour un homme. Anthony dit qu'il a une grosse bite. Anthony travaille pour Frederic Perrot. Anthony est vulgaire. Malgres tous ses efforts pour etre cool. Anthony parle de coke, de cul. Mais sans sentiments. Je prefere encore un homme qui me parle de cul et m'attrape les fesses. Je touche les fesses de Brian. Son cul n'est pas trop mal. Un peu rond, un peu ferme. Brian est un homme qui n'a pas l'air de prendre vraiment soin de lui. Il doit avoir la mid trentaine- on m'a dit qu'il avait mon age. Mais il fait au moins 40. Il a ete marie. Divorce il y a a peu pres un an. Paul a commente sur son divorce. Sa femme, apres lui avoir dit qu'elle ne voulait rien, aurait finalement change d'avis et serait parti avec qq chose, mais quoi? Combien? Je demande a Brian: es tu riche? As tu de l'argent? Il repond calmement: "Elodie ton patron est riche, pas moi. Du moins pas maintenant, mais je le serai, j'en ferai, de l'argent". Je le regarde incredule. Ses expositions sont invendables. Il a toujours l'air fatigue. J'arrive pas a croire que je l'ai embrasse. Quelle conne. Que va t'il raconte a Paul. Sur la rencontre a sa derniere expo dont le vernissage- tres arrose- me vaut une belle queule de bois ce matin , que je suis d'ailleurs entrain de passer dans les bureaux de l'immigration. Hier soir a la galerie Beaux Artifices, Annabelle m'a tendu un bout de papier: "Casser la machine apres soiree privee le Local 59, rude des champs" 8:15pm. J'y suis allee. Je pense a Brian et je pense a son rire quand je lui ai dit je veux que tu m'etrangles (quand tu me baises). Bref Paul a dit :" son expo, elle est tellement compliquee, a la galerie beaux artifices, que pour sure, il aura de nouveau un article dans Libe". Dans le dernier article, le critique d'art Bertrand Hardy decrit Brian comme ayant un oeil sain pour ce qui n'est pas noticable immediatement. Ce qui ne se voit pas immediatement. Merde alors. Autre marchand, autre vernissage. Autre diner tres arrose. Paul me dit: " ah oui, comme la fois ou tu es sortie faire la fete avec des gens". Paul est un homme qui sait rester discret.

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